dimanche 16 août 2015

L'Esprit français 8

François Couperin
1668-1733

Document Wikipédia

François Couperin, dit "le Grand" est l'héritier d'une famille de musiciens originaires de Chaumes-en-Brie. Neveu de Louis et fils de Charles, tous deux clavecinistes et organistes, François apprendra la musique avant même l'écriture et la lecture. Héritant fort jeune de la charge d'organiste de l'église St Gervais de Paris à la suite de la mort de son père (qui avait succédé à son frère), il s'est fait connaître comme fin pédagogue et surtout comme rénovateur du clavecin français à travers ses quatre livres de clavecin qui révolutionnèrent le style national.

Avec ces pièces, on est en plein dans l'Esprit français dans ce qu'il a de plus idiomatique. On y échange la structure baroque de la suite de danse pour une série de petites peintures poétiques et souvent mélancoliques aux noms parfois étranges : La petite pince-sans-rire, Les satires chèvre-pieds, Les dars-homicides, Le tic-toc-choc,  Les ombres errantes, Les Baricades Mistérieuses... Le personnage de Couperin s'y esquisse : peu mondain mais non dénué d'humour, rigoureux mais aussi bon vivant comme le décrit Titon du Tillet :


Extrait du livre de Charles Bouvet
sur la dynastie Couperin (1919)


La pièce présentée ici a pour nom La Croûilli du nom de la terre que possèdent les Couperin dans la paroisse de Beauvoir non loin de Chaumes-en-Brie. La pièce est sous-titrée la Couperinéte (avec un accent à l'envers...) et décrit de manière tendre la campagne briarde et l'attachement que l'auteur y porte. Si j'ai choisi cette partition peu complexe, c'est parce qu'elle exprime bien le refus de la virtuosité de l'auteur au profit d'une simple élégance évocatrice. La deuxième partie de  la pièce ("dans le goût de musète" du nom de la musette, instrument campagnard) est écrite avec une contre partie de viole ("Sy l'on veut").

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Sources : Musicologie.org, pochettes de disques, analyses personnelles


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